Qu’est-ce que la glace noire et comment limiter les risques

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La glace noire (ou glace routière) est le nom donné à un mince film de glace translucide et sans bulle d’air, pratiquement invisible à l’œil. Il s’agit donc d’une forme de verglas. Les termes « glace noire » ou « black ice » (en anglais) sont le plus souvent employés dans le contexte de la circulation routière… même si elle peut tout autant se retrouver à la maison, sur nos sentiers et dans l’entrée d’auto.

Invisible, elle prend la couleur de la surface qu’elle recouvre et avec laquelle on la confond : le bitume noir de nos routes et l’asphalte de nos entrées. Elle reflète peu la lumière et ressemble à une surface mouillée, ce qui est d’autant plus trompeur puisqu’elle se forme durant une période de redoux.

Heureusement, en adoptant quelques réflexes simples et de bonnes pratiques, on parvient à réduire considérablement les risques d’accidents de la route et de chutes, en promenade comme à la maison.

Comment se forme la glace noire?

La glace noire se forme lorsqu’un film d’eau gèle rapidement, après une bruine ou une pluie fine, sous un brouillard givrant, ou encore quand la fonte diurne regèle au crépuscule. Elle peut aussi provenir de la condensation de vapeur d’eau comme lorsque l’humidité des gaz d’échappement des véhicules automobiles se condense sur la surface de la route.

À quelle température est la glace noire?

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La glace noire se forme sur les surfaces à une température se situant entre −3 °C et 1 °C. Si elle peut se former à des températures supérieures à 0, c’est parce que les surfaces qu’elle recouvre sont plus froides que l’air ambiant.

Le risque culmine autour de 0 °C avec une humidité élevée.

Quand y a-t-il plus de risques de glace noire?

Sa formation se produit surtout avant l’aube (4 h–8 h), avant que le soleil n'ait eu le temps de réchauffer le sol et de faire fondre la glace, ou en fin de soirée lorsque l’eau au sol gèle avec la baisse des températures. 

Lorsque les températures canadiennes fluctuaient rarement au cours de l’hiver, les risques de glace noire étaient majoritairement présents aux changements de saison (fin d’automne et fin d’hiver/début de printemps). Ce n’est plus nécessairement le cas aujourd’hui. 

C’est particulièrement vrai dans les régions côtières, où il y a plus d’humidité dans l’air, davantage de brouillard givrant et des cycles de gel/dégel plus fréquents, notamment dans certains microclimats. 

Où y-a-t-il plus de risques de glace noire?

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Sur la route, les ponts et viaducs sont particulièrement vulnérables, car ils perdent leur chaleur sur toutes leurs faces et gèlent plus vite que la route adjacente. Les bretelles, les vallons et les routes peu exposées au soleil sont également des zones à risque. 

À la maison, dans les lieux publics et dans votre quartier, mieux vaut se méfier des stationnements peu déneigés et des entrées mal entretenues, des entrées en pente et des bordures près des fossés. 

Pourquoi c’est aussi glissant? 

Deux phénomènes se conjuguent pour faire de la glace noire une surface extrêmement glissante. Il y a d’abord l’absence de texture. Une couche de glace très lisse offre peu d’aspérités pour l’adhérence des pneus de nos véhicules et des semelles de nos bottes. Ensuite, lorsqu’il fait près de 0 °C, un microfilm d’eau peut se former à la surface de la glace, réduisant encore le frottement. 

Même si visuellement la chaussée paraît seulement mouillée, sombre et lustrée, l’adhérence peut être divisée par deux ou trois, voire plus, selon les études réalisées par des spécialistes de la sécurité routière. D’où l’importance de se fier aux conditions et aux alertes météo, plutôt qu’à ce qu’on voit.

CONSEIL : Lorsqu’il fait autour de 0 °C, si la surface vous paraît mouillée, prenez plutôt pour acquis qu’elle est glacée. Les ingénieurs de la FHWA le confirment : « À 0 °C, notre œil est trompé : un microfilm d’eau sur la glace réfléchit la chaussée comme si elle était humide. »

Comparaisons des risques de glace noire dans 3 régions différentes

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Le cas de Vancouver et la côte pacifique

  • Risque élevé de glace noire lors de nuits claires et calmes après la pluie, ou sous brouillard givrant, même si l’enneigement est faible. Pic de risque : fin de nuit/aube, −3 °C à 1 °C.
  • Sur les côtes océaniques (ex. : Vancouver), l’océan adoucit les températures, ce qui se traduit par un hiver plus doux. Les températures avoisinant 0 °C sont plus fréquentes, c’est alors que la glace noire est la plus sournoise. 
  • La région reçoit moins de neige compacte, mais on assiste à davantage d'épisodes de pluie suivies d’un regel. Encore une fois, cela équivaut à des conditions propices à la formation de la glace noire.

Le cas de la région des Grands Lacs

  • Les villes entourant les Grands Lacs sont sujettes à des alternances fréquentes de pluie fine/bruine suivies d’un regel.
  • Le brouillard, plus fréquent à la fin de l'automne et au printemps, rend les ponts et les bretelles près de l’eau particulièrement à risque.
  • En début d’hiver, les lacs « réchauffent » l’air et contribuent à augmenter le taux d’humidité (effet de lac), multipliant les bruines et les averses, alors que la température est près du point de congélation. En fin d’hiver, lorsque l’air se refroidit la nuit, le regel est fréquent, surtout sur les ponts et viaducs, de même que les routes exposées au brouillard.

Le cas des Prairies

Le risque de glace noire baisse lorsque la température de l’air reste bien en dessous de −10 °C et qu’il fait sec.

La région est donc moins souvent confrontée à la formation de glace noire liée au 0 °C, mais doit jongler avec plus de glace dure persistante. 

Pourquoi la glace noire est-elle si dangereuse et à quoi conduit-elle?

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Ce qui rend la glace noire particulièrement dangereuse, c’est qu’elle est généralement perçue par les automobilistes comme une chaussée humide après la pluie. Parce qu’elle ne contient pas d’impuretés, de cristaux ou de bulles, elle est extrêmement difficile à discerner et on réalise souvent sa présence trop tard.

Glace noire et conduite hivernale : 8 réflexes à adopter au volant

  1. Anticipez les zones froides : ralentissez avant un pont, une bretelle ou une zone ombragée, et évitez les manœuvres brusques. 
  2. Conservez une plus grande distance entre les véhicules : prévoyez de 8 à 10 secondes de distance de freinage, voire plus, au lieu des 4 secondes habituelles recommandées. Selon les experts de la SAAQ, la distance de freinage peut tripler sur la glace, même à basse vitesse.
  3. Évitez les manœuvres brusques : accélérez et freinez doucement, tournez progressivement, privilégiez le frein moteur et désactivez le régulateur de vitesse.

     
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  4. Soyez attentif aux indices : si le témoin d’antipatinage/ESC clignote lors d’une accélération douce, c’est que l’adhérence manque. Levez le pied et stabilisez la trajectoire.
  5. Assurez-vous que votre véhicule est bien chaussé : assurez-vous d’avoir des pneus d’hiver en bon état et bien gonflés, et vérifiez la profondeur des sculptures et rainures, de même que la présence du pictogramme formé d’une montagne avec un flocon.
  6. Assurez-vous de voir et d’être vu : déneigez entièrement le véhicule, dégagez complètement le pare-brise, les rétroviseurs, les vitres latérales et les phares. De toute manière, c’est la loi!
  7. Renseignez-vous avant de prendre la route : consultez les alertes météo, et si nécessaire, reportez les déplacements non essentiels. Suivez également Alaskan sur Facebook et Instagram pour recevoir nos alertes météo régionales.
  8. Prévoyez l’imprévisible : procurez-vous une trousse de secours hivernale (couverture, gants, lampe, câbles, déglaçant et dégivrant polyvalent Alaskan, grattoir, etc.). À conserver en tout temps dans l’auto.

ASTUCE AVANT DE PRENDRE LA ROUTE : Si les rétroviseurs ou les essuie-glaces de la voiture commencent à givrer, prévoyez que la route sera fort probablement glacée.

Marcher sans chuter : quelques astuces efficaces

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  • Adopter le « pas de pingouin » : petits pas, centre de gravité bas, pieds légèrement ouverts, mains libres (pas de mains dans les poches). 
  • Privilégier des semelles adhérentes : utiliser des crampons amovibles ainsi qu’un bâton de randonnée lors d’avis de verglas.
  • Traiter les accès : déneiger d’abord, puis appliquer Alaskan dans l’entrée d’auto, sur les sentiers et le palier. Réappliquer en soirée si un refroidissement est prévu. Pour plus de conseils pour prévenir l’accumulation de glace, lisez notre article.
  • Éclairer les zones sombres : sécuriser l’entrée en ajoutant des sources lumineuses. Une entrée « lustrée » est un signal d’alerte. 

ASTUCES : En cas de doute, retenez que les endroits présentant des bandes sombres et lustrées, tout comme les trottoirs, entrées et stationnements d’apparence parfaitement lisse, sont à traiter… ou à éviter!

Pour plus de conseils pour éviter les chutes en hiver, lisez notre autre article.

Déglacez de manière écoresponsable 

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Le sel est utile, mais il a des impacts environnementaux et son efficacité chute lorsque la température atteint les −10 à −12 °C. Alaskan reste efficace à basse température, tout en nécessitant de plus petites quantités. On peut donc en utiliser moins pour obtenir de meilleurs résultats plus rapidement, qu’il fasse 0 °C ou –35 °C. 

Au fur et à mesure que notre climat se transforme, prioriser la sécurité tout en limitant votre empreinte environnementale est une option qui va de soi. Pour en savoir plus sur la différence entre les produits déglaçants, consultez notre article.